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Poésie Thaïe

La littérature thaïe peut être divisée en deux catégories : les essais et la poésie. Il y a plusieurs formes de poésie thaïe comme

  • Khloong, Chan, Kaap, Klon et Raay. Chaque type a une rythmique différente.

  • Khloong : c'est la plus ancienne forme de poésie, très intellectuelle, elle est utilisée seulement par les classes sophistiquées et éduquées, à cause de sa tonalité élaborée, et des contraintes rythmiques. Elle a été développée à partir de la nature du langage thaï, qui contient de nombreuses intonations. Jadis, le thaïlandais avait seulement 3 intonations apparaissant sur les syllabes se terminant par une voyelle, une semi-voyelle, et un nasal. Aujourd'hui, il y a 5 intonations. Le Khloong consiste en 3 intonations : un ton neutre, un ton haut, et un ton bas. Les trois tons des syllabes doivent être placés afin de créer un rythme spécifique à cette forme de poésie.

  • Chan : Le chan est une forme de poésie qui consiste distinctivement en syllabes définies comme légère (lahu), et lourdes (kharu), et qui sont arrangées en un nombre et en séquences invariables.

  • Kaap : C'est une forme de poésie contenant un nombre fixe de syllabes (dépendant du type de Kaap), et de vers. C'est un moyen de créer un rythme comme le Chan, mais il n'y pas l'utilisation de syllabes "légère" ou "lourdes" pour créer l'intonation.
    Les types de Kaap les plus communs sont yaanii avec onze syllabes par ligne, cha-bang avec seize syllabes, et suraangkhanaang avec vingt-huit syllabes.

  • Kloon : Parfois décrit par des professeurs comme une forme poétique thaïe propre, il a certaines similarités avec les versets chinois. Kloon a normalement quatre à huit syllabes par ligne. La forme consiste en séries de trois phrases de deux ou trois syllabes chacune. Ces phrases peuvent être phonologiques ou syntaxiques.

  • Raay : Consiste souvent en des lignes de cinq syllabes, liées ensembles par la rime entre la dernière syllabe d'une ligne et une des trois premières syllabes de la ligne suivante.
    Une série de ces lignes forme un couplet.
    Une des plus ancienne forme de vers thaïs, le Raay est souvent utilisé pour les lois, et les histoires. Quand le Raay est alterné avec le Khloong, la forme est appelée Lilit.
    Dans les compositions Lilit, des passages en Raay décrivent fréquemment l'action, tandis que le Khloong est utilisé pour les dialogues ou pour les commentaires.
    A en juger par les similarités dans le nombre de syllabes et le placement des intonations, le Raay pourrait avoir été un précurseur des formes de vers Khloong.

Le site permet http://thaiarc.tu.ac.th d'écouter des poèmes et d'en savoir plus sur la poésie thaïe.

Sunthorn Phu, le Poète du Peuple

Il y a plusieurs auteurs thaïs, mais leurs livres sont rarement traduits. De ce fait, la poésie thaïe reste inconnue de la plupart des étrangers.

Sunthorn Phu est souvent considéré comme le père de la littérature Thaïe. Né le 26 juin 1786 dans la province de Rayong dans une famille modeste, et mort à l'âge de 70 ans, il est considéré comme l'un des plus grand poètes de Thaïlande. Avec son talent et son génie poétique, il a acquis le respect d'un grand nombre de gens, mais aussi de la famille royale. Au terme de sa carrière, il fut nommé Poète Lauréat, et nommé Phra Sunthorn Voharn.
Aujourd'hui, deux siècles après sa mort, les créations de Sunthorn Phu sont étudiées dans les classes de littérature en Thaïlande.

Sa grandeur ne réside pas tant dans un style correct et très orné, qui est le but de la plupart des poètes thaïs, mais dans la simplicité et la sincérité de son expression. Contrairement à tant d'autres poètes, il écrivait "avec son cœur et non avec sa tête". Sans éducation supérieure, il était capable d'écrire des formes de vers simples, et en un langage simple qui ont capturé le cœur de ses lecteurs. C'est pour cette raison qu'il a été surnommé le "poète du peuple".

En 1986, à son bicentenaire, l'UNESCO l'a officiellement reconnu. Les critiques comparent son importance à celle de Shakespeare et de Chaucer. Parmi ses œuvres, l'histoire de Phra Abhai Mani est très connue. Cependant, Sunthorn Phu reste surtout connu en Thaïlande, et peu de ses œuvres ont été traduites.
Il est vrai qu’il est difficile voir impossible de traduire de la poésie, surtout Thaïe, qui utilise beaucoup l'intonation et le rythme.